Casablanca, Mai 2018.
Trouver une association sérieuse, efficace et transparente où s'investir utilement et concrètement, ne serait pas une mince affaire au Maroc. On m'avait prévenue. Je l'ai vérifié à Casablanca ! Tentatives avortées, déceptions et puis, nous nous sommes rencontrées.
- Coup de coeur ! : Pour une association, ses missions, sa ligne de conduite. Pour le savoir-faire et le savoir-être de sa présidente :
Najate Limet.
- Et puis coup de foudre ! : Pour cette petite école d'El Bguiriyine où Najate choisit de m'emmener. Nichée au coeur d'un quartier oublié, délaissé, franchement défavorisé mais, où je sens immédiatement que je suis enfin au bon endroit. Et décide donc sans hésiter d'y offrir plusieurs journées d'activités ludo-pédagogiques.
Un coup de foudre d'autant plus puissant qu'il est aussitôt partagé par l'amie que j'ai entrainée dans l'aventure et avec laquelle (nous ne le savons pas encore) nous allons avoir tant de plaisir à passer des moments souvent aussi intenses qu'émouvants, où nous sentir vraiment utiles. Où nous aurions l'honneur d'être attendues, écoutées, invitées à prendre part...ou pas ? Et voilà qui est tout aussi instructif !
Un an plus tard, en 2019, je double la mise ! En solo cette fois. Second coup de foudre : Pour une école de la deuxième chance.
Un centre de formation d'apprentis (CFA), situé dans la province de Nouaceur. Ce tout nouvel établissement accueille une cinquantaine de jeunes âgés de 15 à 20 ans, en rupture avec le système scolaire et sans orientation professionnelle. Ils doivent y suivre une formation de restauration et bureautique durant 2 ans. Je passais par là pour aider à la déco en vue du jour de l'inauguration...Les regards de ces jeunes, quelques échanges à propos de leurs parcours, de leur aspirations, m'ont convaincue d'y animer des ateliers hebdomadaires.
Dès les premières semaines, j'apprends dans cette petite école, comme auprès des jeunes étudiants du CFA, bien davantage que sur les bancs de toutes les autres écoles où je suis allée. A propos de bien des sujets mais, sur la société marocaine d'abord. M'engager, partager, voilà qui me semblait essentiel. Plus que de ne profiter que des saveurs et des couleurs du Maroc, si largement vantées dans les guides touristiques ou dans bien des récits d'expatriés.



